Dimanche 6 septembre 2009
Ah la rédaction se fait longue ... mes idées sont nombreuses, le temps et l'envie d'écrire désertent pourtant ... que faire ? Ou aller ? Loin de moi l'idée d'abandonner, je me contente actuellement de beaucoup lire. Le Prince de Machiavel est dans mon programme, très chargé, de lectures ...

Pourquoi une introduction assez longue ? Pour expliquer le fait qu'il n'y est rien de nouveau depuis fin août ... Me revoilà donc, avec cette fois, à la place d'une nouvelle, un poème en prose à la manière de Ponge. Passionnant ? Allez savoir, il faut connaître l'auteur pour en comprendre l'intérêt j'imagine. Bonne lecture.



 

 

 

Le Parapluie

 

 

  Ingénieuse invention ancestrale, il n’est pas rare d’en voir éclore quand la pluie commence à s’abattre. Il nous domine de son chapeau aux formes si diverses : arrondi, plat, bombé ; aux couleurs si changeantes, celles qui attirent notre œil ou celles qui le reposent : bleu, jaune, noir, marron, rouge … un éventail de couleurs tourbillonnant. C’est également sous cette grande toile imperméable qu’on aime se cacher, se blottir, comme protégé d’un quelconque ennemi du ciel. Son mât robuste peut être de bois, de plastique ou de fer, parfois droit, souvent arrondi pour permettre une meilleure prise en main, il est le porteur de l’ingénieux système des baleines qui se courbent ou se déploient  par l’intermédiaire d’un anneau coulissant. Malgré cette mécanique, certaines gouttes peuvent parvenir à passer en deçà, et l’on se retrouve mouillé à cause d’un vent trop bas, trop fourbe pour affronter le sommet protecteur.

 

  Le parapluie n’est point pleutre, il nous protège des intempéries sans broncher, résiste tout au long du chemin, s’inclinant sans jamais rompre, quand bien même il se retrouve heurté par un vent arrière trop fort qui l’oblige à se retourner. Une fois à l’abri, on le retrouve jeté devant la porte ou tapi dans le noir d’un placard, attendant la prochaine pluie ou la prochaine mousson. Fermé comme il était bien avant l’averse, redevenu cet objet banal, presque encombrant.

Par Yseut - Communauté : Plaisirs d'écrire
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  • : Comme disait Ionesco : "Il faut écrire pour soi, c'est ainsi que l'on peut arriver aux autres.". Je vous propose ici des petites nouvelles historiques et fictives. Venez vous évader =).

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